après la recherche de la roue de parallaxe idéale*, appelée aussi "roue magique"

Avant de commencer à développer cette idée, il convient de tracer les grandes lignes de cette étude.
Comme vous le savez tous, enfin j'espère

En Field Target nous tirons sur des cibles placées à des distances variables. Chaque distance correspond à un réglage de hauteur de tir bien particulier.
Ainsi à la façon d'un archer qui incline son arc pour tirer plus loin, nous, nous modifions le réglage vertical du réticule de nos lunettes, et par cette visée, nous inclinons aussi le canon de nos armes.
Il convient donc de connaître parfaitement les distances de tir, pour ainsi ajuster au mieux le réglage de la hauteur du tir proprement dit.
Un préambule, juste pour mettre en évidence le rapport étroit qui lie le réglage de hauteur du tir, à la distance du tir, tout cela reste un fait immuable, par contre ce rapport peut porter sur d'autres unités de mesures affichées de cette visée, pour un résultat final identique.
L'exemple le plus courant étant la visée Mil-Dot, toujours des distances variables, mais le réglage en hausse ne se fait plus mécaniquement, il prend sa valeur sur les graduations verticales du réticule, ça marche aussi très bien

Avec la roue de parallaxe électronique, on oublie donc les mètres, bien qu'ils soient toujours présents sur le fond, pour adopter d'autres valeurs de mesures électriques, valeurs qui peuvent être basées sur l'intensité I, la résistance R ou la tension U, dans le cas présent, j'ai choisi cette dernière unité.
Ainsi le réglage mécanique de parallaxe de la lunette agit sur une variation de la tension électrique, d'un mini à un maxi, et cela sur une multitude de valeurs en Volts et non plus en mètres, ça c'est le principe de fonctionnement actuel, mais avant...

Après avoir imaginé des systèmes aussi fous, que très compliqués, avec des capteurs mécaniques, optoélectroniques, à valeurs fixes (trop fixes...), variables (trop variables...), enfin bref, j'ai choisi de me casser la tête, au profit de la simplicité extrême.
Maintenant que cette roue de parallaxe fonctionne parfaitement, je la trouve effectivement très simple, mais comme souvent, faire simple, c'est toujours très compliqué...

Alors voilà donc le principe de base de cette roue, la manipulation de la molette de parallaxe entraine une seconde roue sous un rapport mécanique de 1/6, c'est le premier étage de la variation de tension, tension qui est ensuite amplifiée en courant I admissible et surtout stabilisée en U par l'électronique, le dernier étage étant bien sûr un afficheur digital.
Voilà la lunette équipée de cette roue de parallaxe électronique,

Maintenant si vous le permettez, passons à la réalisation complète de cette roue de parallaxe électronique.
La première étape : la mécanique avec la recherche des poulies crantées.
Ces poulies en alu se trouvent facilement ici,
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/2260 ... 2&ref=list
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/2261 ... 2&ref=list
Les courroies crantées,
http://www.conrad.fr/ce/fr/overview/121 ... trapzodale
La grande poulie de 60 dents a été reprise au tour afin de l'adapter à la molette de parallaxe de la lunette, pour diminuer son épaisseur à la largeur de la courroie (je pensais qu'elle était livrée avec des flasques, mais non !


L'alésage est un peu plus grand que la côte de 44 mm, le blocage se fait par 3 vis CHC sans tête portant sur un clinquant (fer blanc) pour ne pas abimer la molette de la lunette, il y a aussi une portée frontale pour garantir un appui parfait de l'ensemble.
La roue primaire terminée recouverte de peinture alu pailleté pour coller parfaitement avec la finition du montage BKL de la lunette

Voilà pour la poulie primaire, la petite roue de 10 dents possède un alésage de 6 mm, elle doit aller sur un potentiomètre de 6.35 mm de diamètre d'axe, elle sera donc repercée idéalement à ce diamètre, cependant un perçage à 6.5 peut toutefois parfaitement convenir (avec un tour de scotch transparent sur l'axe).
Le fameux potentiomètre et sa méthode de fixation



Un montage weaver reçoit un bout de rail du même type, une petite cornière en alu taillée aux bonnes dimensions, collée et vissée sur le bout de rail.

Ce montage est ainsi fait car il me restait un bout de rail weaver (je ne jette rien


Maintenant faisons la liste des commissions :
* 1 paquet de farine
* 1 baguette de pain

* Un potentiomètre 10 tours bobiné de 5k
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?Vie ... 0730958529
* Un afficheur digital
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?Vie ... 1097326529
Ensuite chez Conrad par exemple, les composants mécaniques et électroniques :
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/5313 ... AREA_14740
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/6246 ... AREA_14720
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/0710 ... AREA_17385
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/1760 ... AREA_17336
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/4220 ... AREA_17434
http://www.conrad.fr/ce/fr/product/4051 ... 20-05-W-5-
* 1 pile de 9v alcaline
Comme déjà signalé au début de cette présentation, nous devons obtenir une variation de tension stabilisée, le régulateur variable LM317 est très bien adapté pour cela, avec juste un potentiomètre, une résistance et un condensateur, rien de plus...
Le brochage du LM317

le schéma de câblage

comme vous le voyez, c'est très simple, il suffit simplement de savoir souder des composants sur un montage en l'air (sans circuit imprimé).
Les caractéristiques mécaniques du potentiomètre multitours

Les composants sont donc montés entre eux avec du fil souple, les jonctions étant isolées par de la gaine thermorétractable, le tout devant contenir dans un tout petit boitier en plastique, ainsi que la pile 9v.





A noter, le potentiomètre est relié au boitier électronique par un fil muni d'une prise (prise de servo de modélisme...), cela permet de dissocier mécaniquement/électriquement ces deux éléments, la prise débranchée, de connaître la tension de la pile sur l'afficheur embarqué et de la recharger si rechargeable.


Le potentiomètre est linéaire, alors qu'il nous faudrait avoir normalement une courbe de variation logarithmique, la commande de parallaxe et donc la prise des distances est malheureusement ainsi faite sur nos lunettes, avec une astuce très simple nous pouvons rendre un potentiomètre linéaire en log,
http://www.sonelec-musique.com/logiciel ... curve.html
Cela marche très bien, mais il y a quand même une forte baisse de tension, la tension disponible étant faible, il fallait donc trouver autre chose.
Le potentiomètre n'étant pas utilisé sur sa pleine valeur (il est loin de faire ses 10 tours complets), l'astuce est de positionner la plus basse tension (environ 1.24v) sur les grandes distances, disons vers les 60 mètres (pour avoir un peu de marge), là où les réglages de distance/hausse sont les plus critiques.
De ce fait, la mesure est hyper précise de 50 m à 15 m, en dessous et jusqu'à 10 m, la mesure est plus dilatée, exactement d'ailleurs comme peut le faire une grande roue classique

Le branchement sur le potentiomètre se fait donc de cette façon

le curseur est à droite sur la photo, et nous utilisons l'extrémité placée à gauche.
La lunette complète montée sur la carabine

il suffit alors d'étalonner la "roue", pour cela rien de plus simple, cela se fait exactement comme avec une roue classique.
Un terrain, un quintuple décamètre ruban déroulé au sol, une cible test placée en pleine lumière, on démarre à 10 m, le focus de la lunette est fait sur la cible, une valeur en volts est acquise, sur un carnet on note la correspondance des mètres avec le voltage, et ainsi de suite tous les deux mètres.
Comme d'hab c'est le tireur qui bouge et non pas la cible...
On pourrait aussi faire plus simple, focus à 10 m (cela donne par exemple 7 v), on tire une série de plombs pour régler la hausse, le réglage de tir étant parfaitement juste, on marque 7 v sur la hausse, focus à 15 m (6 v par exemple), réglage et note de 6 v sur la hausse, et ainsi de suite jusqu'à 50 mètres.
En fait c'est exactement pareil qu'avec des mètres, sauf que ce sont des tensions, et que la précision de lecture est absolument incomparable avec le système de roue classique

Autre avantage du système, la roue est petite, cela permet de caser son arme dans une plus petite mallette/housse.
Actuellement des tests sont en cours d'évaluation à propos de l'autonomie, même avec une pile "discount", cela semble très prometteur, ça tient très longtemps sans aucune variation de l'étalonnage.
Voilà la réalisation de cette roue de parallaxe électronique, si j'ai oublié quelque chose d'important, ou juste un p'tit détail, je complèterais plus tard


* http://www.field-target.fr/forum/viewto ... f=18&t=981